Exemple de rédaction d'une sous-partie

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Voici la 1e sous-partie du I du sujet sur le théâtre. J'ai conservé le plan que je vous avais proposé. Il s 'agit donc d'expliquer le rapport entre théâtre et miracle.
J'indique entre crochets les étapes successives de la rédaction (tout cela, bien entendu, ne doit pas paraître au propre)

[Théâtre et miracle]

[présentation de l’argument] Vitez rapproche d’emblée le théâtre de la notion de miracle, en associant cette notion à l’essence même de la théâtralité. Ce terme de « miracle » renvoie au domaine de l’inexplicable : est miraculeux ce qui advient par surprise, et échappe à une appréhension rationnelle des choses, puisque le miracle, par définition, est imprévisible. Il est également nécessaire de noter dès à présent que c’est en dehors de toute conception religieuse que Vitez fait appel à cette notion. Associer le théâtre au miracle, c’est donc avant tout défendre l’idée que le théâtre a, par essence, la capacité de figurer, de mettre en scène, des faits, actions ou personnages étonnants (c’est d’ailleurs l’étymologie de « miracle », dérivé du latin mirari, s’étonner). [exemple analysé] Plus encore, le théâtre serait le lieu ou tout devient possible, comme en atteste par exemple la dernière scène du Malade Imaginaire, de Molière, au cours de laquelle Argan devient, du moins croit devenir, un véritable « médecin de la médecine ». Devant une assemblée de médecins-chanteurs-danseurs-musiciens, Argan est consacré médecin au cours d’une cérémonie loufoque au cours de laquelle triomphe la folie du malade dans un tourbillon musical sur fond de latin macaronique. [conclusion de la sous-partie] L’extravagance, l’inattendu et le miracle font donc partie intégrante du théâtre, et la scène se révèle le lieu privilégié de l’avènement  de l’extraordinaire.

 

 

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